Les églises Saint-Cyr et Saint-Martin

L'église Saint-Cyr

                         

L'église date du XIIème siècle. Sa façade a été surélevée et pourvue de contreforts au XVIème. L'abside est semi-circulaire. Le lambris, la charpente, la flèche et la couverture ont été entièrement refaits en 1573 suite à un incendie. Deux chapelles formant transept ont été ajoutées au XVIème, celles-ci ont eu diverses vicissitudes. Les voûtes d'ogives de la chapelle nord ont été refaites en 1650 suite à une effondrement. La chapelle sud a gagné en 1771 un cadran solaire et est achevée au XVIIème par un petit lanternon qui abrite un Jacquemart, un automate d'art représentant un personnage sculpté en bois ou en métal, qui indique les heures en frappant une cloche avec un marteau.

L'église abrite un tabernacle en bois sculpté et doré, acheté à Paris en 1692, un retable en pierre de 1768, un bénitier de 1713 portant inscription, quelques statues. L'ancien timbre du Jacquemart (1637) n'a pas survécu à la guerre et a été déclassé en 1944.

L'église Saint Martin

                      

L'église dépendait de l'abbaye de Saint-Calais et cesse de former une paroisse distincte en 1792. L'angle Nord-Est et le mur de la nef, appareillés en petites pierres très allongées, remontent au Xème ou au début du XIème siècle. Le chœur fut ajouté au XIIème et au XVIème, l'église fut reconstruite et flanquée de contreforts.

La façade fut surmontée d'une grande baie flamboyante et d'un pignon à crochets, une porte à pilastres et frontons fut percée dans la deuxième travée au Sud et la nef couverte d'un lambris à entraits apparents qui a conservé sa décoration peinte datée de 1549 par plusieurs monogrammes.

Madame Trocmé a dégagé à partir de 1950 des peintures du XIVème siècle à l'extrémité de la nef et sur le chœur, dont la voûte est occupée par un Christ.

Sur le bord du berceau sont représentés les travaux des mois en 12 scènes à personnage unique. A l'extrémité de la nef, plusieurs scènes de l'enfance du Christ sont représentées.

L'église possède enfin une belle épitaphe de marbre blanc, celle de Françoise de Lannoy, tante de Pierre-François Marin de Montmarin, seigneur de la paroisse, morte en 1752, et une cloche de 1781.